Quand Apple s’envole, Nokia reste à quai

Le timing pouvait-il être pire pour Nokia ? Déjà affaibli par les rumeurs insistantes autour du départ prochain de son patron, Olli-Pekka Kallasvuo, le toujours numéro 1 mondial des téléphones mobiles a annoncé hier de médiocres résultats, au lendemain de la publication de ceux, records, d’Apple. Alors que le fabricant de l’iPhone, qui file tout droit vers le rang de première société technologique mondiale, affiche un bond de son bénéfice de 78% au dernier trimestre, le finlandais accuse une nouvelle chute de 40%. A côté des 2,51 milliards d’euros de bénéfices trimestriels de la marque à la pomme, le géant nordique des télécoms fait pâle figure avec 227 petits millions d’euros de profits.

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir tenté de réagir. Si elle a tardé à lancer le premier modèle à écran tactile – auquel Nokia ne croyait pas -, la société a multiplié les tentatives de diversification dans les contenus : la musique (Nokia Music Store), les jeux(Ngage) et maintenant Ovi, une boutique en ligne d’applications mobiles qui essaie de surfer sur la vague des «applis», mais tellement loin derrière le tsunami Apple. Résultat : le groupe a connu une véritable descente aux enfers boursiers et perdu les deux tiers de sa valeur en deux ans et demi. Si Nokia vend encore environ un million de mobiles par jour et reste une marque de tout premier plan dans les pays émergents, il risque de se trouver rapidement cantonné dans les terminaux bas de gamme. Un danger mortel, puisqu’outre des marges laminées et une surexposition au risque de contrefaçon, c’en serait fini du savoir-faire technologique d’une société longtemps réputée pour ses bataillons d’ingénieurs télécoms.

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